Le dybbuk c’est une légende populaire qui nous vient du fond des temps. Elle évoque un esprit évanescent de l’autre monde qui hante le corps des vivants car il a encore des choses à nous dire…

La musique de Dibouk est une vibration de l’air, du souffle d’un accordéon au son filé d’un crin sur le violon, qui réveille en chacun de nous un univers intérieur digne d’un voyage cinématographique.
Inspiré par les danses traditionnelles et l’esprit hassidique, l’envol des mélodies invite les corps à se joindre pour une danse. Ces quatre musiciens au profils variés fusionnent maîtrise stylistique et instrumentale.

Ariane Cohen-Adad violon, chant
Gérald Lapalus  accordéon
Jefferson Louvat mandoline
Felipe Nicholls contrebasse

« La musique est comme le vent qui traverse le ciel.
Elle parcourt le monde d’Est en Est.
Elle bat la campagne, indolente et parfois violente.
Elle caresse le toit des maisons.
De temps en temps, elle les soulève.
Elle tourbillonne dans les cours étroites.
Elle s’immisce dans l’embrasure des portes.
Elle déjoue le secret des serrures les plus solides.
Elle court sur les sols de terre battue.
Elle glisse sur les nappes.
Elle fait s’envoler la poussière qui reste quand le temps est passé.
Elle est l’air qui vibre dans les ruelles du shtetl aux odeurs mêlées.
Elle est le souffle qui fait danser l’herbe tendre de la steppe.
Elle est le pollen chassé des vieux arbres d’une rue de Brooklyn.
Elle est la vapeur qui s’élève du pavé luisant d’un trottoir de Belleville.
Elle est la vie.
Elle est le monde.
La gaieté des tristesses insondables dont il faut mieux rire puisque de toute façon elles nous feront pleurer.
Elle est la mort dont toujours elle renaît.
Le dernier souffle lui est inconnu.
Elle ne connaît que les soupirs.
Les silences.
La palpitation d’un cœur qui bat.
Elle est Dibouk que porte l’âme des poètes musiciens. »